Sisyphe

 

Neuf écrans, neuf images.

Source, thème, qualité, époque... a priori rien ne les relie, si ce n'est leur statut initial de vidéos auxquelles de courtes séquences ont été prélevées et répétées, en un rythme syncopé.

Leur boucle agace le regard tout autant que l'ouïe, qui peine à percevoir l'origine des bandes-son emmêlées.

A y regarder de plus près des liens se tissent, une galerie de portraits absurdes ou effrayants ; des yeux et des regards ; baignoire, bains solitaire ou collectif, robinet ; lettres ici et là, mots incompréhensibles. Et au milieu de cette ménagerie, un chien.

Désemparé, le chien ne cesse de scruter à droite, à gauche, à droite, à gauche

Manifestement noyé sous le flux d'images dont il est l'épicentre, le voilà condamné à indéfiniment essayer de voir, sans rien saisir de la subtilité du monde.

 

mv.